Les pré-requis

 

Pré-requis à l'exercice de la psychothérapie exigés par la Fédératon Française de Psychothérapie et Psychanalyse jusqu'à la parution du décret de mai 2010
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1. 
Une psychothérapie ou une psychanalyse personnelle approfondie (de plusieurs années, en général) — cela afin de mieux se connaître et maîtriser ses projections sur les patients/clients.
2.    Un niveau d’études générales de bac + 3, en principe dans le domaine des sciences humaines : soit une licence en psychologie, un diplôme de travailleur social ou para­médical, d’enseignant ou de formateur d’adultes, etc. On ne soulignera jamais assez qu’en France, les personnes qui entrent en formation pour se préparer à devenir psychothérapeute ont déjà exercé au préalable un autre métier. Leur âge moyen est de 35 ans (de 30 à 45 ans)" ; ce qui exclue les "jeunes étudiants sortant de l’université qui n’ont pas encore une expérience suffisante de la vie et du monde du travail".
3.    Puis viennent les 4 années minimum (souvent 5 ou 6) de spécialisation dans une méthode déterminée de psychothérapie [...] (avec, bien entendu, une infor-mation sur les autres méthodes).
4.    Parallèlement, est organisé un apprentissage pratique de 2 années au minimum : il comprend généralement une partie interne d’entraînement avec des camarades d’études comme « clients » (« practicums ») et une partie externe avec de véritables clients, sous le contrôle étroit d’un superviseur. Cette dernière partie peut s’effectuer, le cas échéant, à l’occasion de stages dans divers types d’organismes, ou de séminaires extérieurs en co-animation ou en « assistanat ».
5.    La supervision fait partie des engagements fondamentaux du psychothérapeute. Elle peut être individuelle ou s’effectuer en petit groupe — où chacun partage, sous le sceau du secret, les difficultés rencontrées dans sa pratique : il y révise les notions théoriques appliquées sur le terrain, et contrôle les différentes modalités de sa relation thérapeu­tique. La supervision est poursuivie tout au long de la pratique professionnelle et représente un gage important de sécurité pour l’usager et une occasion de perfection­nement permanent pour le thérapeute.
6.    L’engagement déontologique est généralement signé dès que l’étudiant psychothé­rapeute est autorisé à prendre son premier client sous supervision. Il ne s’agit pas d’une simple formalité : la déontologie fait l’objet d’un enseignement préalable, avec étude de cas concrets et assimilation du sens profond des exigences. Une commission de déonto­logie peut être saisie tout au long de l’exercice profes­sionnel : il en existe une au niveau de chaque école, de chaque association profes­sionnelle, ainsi qu’au niveau de la Fédération tout entière.
7.    Après un certain temps de pratique (habituellement 2 ou 3 années), le jeune psycho­thérapeute peut demander une évaluation par une commission de pairs — qui l’interroge sur sa pratique, sur ses difficultés, sur ses compétences et spécialisations, sur ses projets professionnels, sa supervision et sa formation permanente (séminaires, colloques et congrès, lectures…). Après quoi, il pourra obtenir une accréditation et être reconnu comme « membre titulaire » de son association de référence et/ou de la Fédération.
Ceux qui le désirent peuvent postuler au Certificat Européen de Psychothérapie (CEP), qui implique un triple contrôle : par la fédération nationale du pays où exerce le candidat, par l’Association européenne de référence de la méthode pratiquée et par une équipe internationale d’experts. À ce jour, 4 000 CEP ont été décernés dans 38 pays différents.

Cette longue formation théorique et pratique n’a guère d’équivalent dans les professions voisines, sauf peut-être en psychanalyse. Elle vise notamment à assurer la sécurité de l’usager. En revanche, la FF2P n’a aucune prise légale sur l’exercice de soi-disant « psychothérapeutes » qui n’ont pas suivi ce cursus normal et ne sont pas admis comme membres de ladite Fédération. C’est pourquoi nous souhaitons depuis de nombreuses années un statut légal qui impose un minimum de règles à tous, membres ou non des syndicats ou fédérations.                                                  retour